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Projets au Burundi
Dernier né dans les projets de PAD, le projet "Accès
durable à l’eau potable, à l’hygiène
et à l’assainissement dans la Zone Est de Bujumbura
rural, commune de Mutimbuzi, Burundi "
est pour l'instant dans sa phase de lancement. Il s'appuie
sur la grande expérience de PAD dans des projets similaires
au Malawi.
Ce projet tire son originalité de sa vision globale
et travaille à différents niveaux pour casser
les « chemins de contamination de l’eau ».
En effet, l’approche ne se limite pas à la construction
d’ouvrages, elle travaille à la fois sur l’amélioration
des infrastructures mais également sur la sensibilisation/éducation
comportementale indispensable pour réduire la propagation
des maladies hydriques, telles que le choléra ou la
diarrhée, particulièrement dangereuses pour
les enfants en bas âge.
Pour le réaliser, PAD peut compter sur la collaboration
d'une organisation locale bien implantée, l'OPDE (Œuvre
humanitaire pour la Protection et le Développement
de l’Enfant en difficulté).
La zone ciblée :
La Commune qui a été ciblée est la
Commune MUTIMBUZI, dans la province de Bujumbura Rural. Elle
est située au Nord-Ouest de la Capitale Bujumbura.
Elle est à la sortie de la capitale, frontalière
avec la République Démocratique du Congo. Elle
a une superficie de 200 km² et une population de 70.000
habitants.

Des besoins indéniables :
Le Burundi est un des pays ayant un des
plus haut taux de mortalité infantile; et la diarrhée,
directement liée aux conditions d’hygiène
et d’accès à l’eau potable, est
une des principales causes de cette mortalité infantile.
Il ressort de l'enquête réalisée en 2008
par une mission OPDE-PAD dans un centre de la région
cible (qui draine environ une population de 7000 personnes)
que les diarrhées sont la raison de plus de 33 % des
consultations chez les enfants de moins de 5 ans, un autre
tiers concernant le paludisme. Les enfants de moins de 5 ans
représentent 25% des consultations. D’autres
pathologies sont également liées à la
qualité et à l’usage de l’eau, comme
les parasitoses intestinales, la bilharziose, les pathologies
dermatologiques et oculaires comme les conjonctivites.
La zone d’action est caractérisée par
un faible taux d’accès à l’eau potable
(en 2004, seulement 43% de la population totale du Burundi
avait un accès à l’eau potable). Et la
proximité d'eau non potable (canaux d’irrigation,
rivière, lac et sources non protégées)
exacerbe le problème.
Les phases de lancement:
1. Création et formation
d’une équipe spécifique au projet au sein
de l’OPDE
Une équipe pluridisciplinaire et compétente
doit être recrutée. L’OPDE étant
active dans le domaine de la formation professionnelle et
possédant 2 centres de formation, il est prévu
qu’une partie au moins de l’équipe (maçons,
technicien,…) émane de ses centres de formation.
PAD dispensera à l’équipe une véritable
formation pour gérer tous les aspects du projet, notamment
l'approche participative PHAST et la nouvelle équipe
l’appliquera sous la supervision directe du formateur
PAD dans un premier village.
2. Enquête transversale
initiale afin d'établir les indicateurs de départ
L’équipe mise en place réalisera en premier
lieu une enquête sanitaire détaillée auprès
d’un échantillon représentatif de familles.
Cette enquête représentera un point de départ
au suivi des indicateurs, permettant d’évaluer
l’impact du projet sur la situation sanitaire des populations
ciblées. Elle permettra en outre d’adapter les
messages d’hygiène et de les renforcer sur les
pratiques les moins bien maîtrisées.
3. Phase pilote auprès
de 3 communautés villageoises
La nouvelle équipe sera opérationnelle et active
dans un premier village suite à la formation. Ensuite
elle étendra ses activités à deux autres
communautés villageoises. Cette phase pilote permettra
de vérifier la pertinence des actions, que ce soit
par rapport à la méthodologie participative
mise en œuvre ou aux différentes techniques de
construction préconisées.
4. Développement des
activités :
Suite aux éventuels ajustements identifiés pendant
la phase pilote, l’équipe du projet s'agrandira
et sera renforcée par un responsable de projet expatrié,
ayant pour objectif de développer, à terme,
des collaborations avec 50 communautés villageoises,
totalisant plus de 55.000 bénéficiaires directs.
Dans chaque village, un comité villageois sera créé
pour assurer l’interface entre la communauté
villageoise et l’équipe du projet. Ce comité
bénéficiera d’une formation spécifique
à la maintenance des infrastructures, l’initiation
d’actions sanitaires dans le village, la création
et la gestion d’un fonds. Des remises à nouveau
du comité sont prévues périodiquement.
Cette phase comprendra également le développement
du double réseau de maintenance, constitué d'une
part d'artisans capables de maintenir et réparer des
pompes, et de fournir des solutions de proximité aux
comités villageois et constitué d'autre part
de commerçants assurant la disponibilité et
la proximité de pièces détachées
nécessaires à la maintenance des pompes et à
la distribution de produits d’hygiène. Cela impliquera
notamment un travail conséquent de redynamisation et
de structuration des Régies Communales de l’Eau
(RCE) qui étaient actives dans ce domaine avant les
événements de 1994.
Si vous souhaitez participer en tant
que financeur de ce projet, n'hésitez pas à
nous contacter.
Avec le soutien de :

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