Dernières nouvelles

Novembre 2012 - Ecoutez le spot radio produit pour Haïti !

PAD Haïti a enregistré les 14 premiers spots radio de sa campagne de sensibilisation à l’hygiène à destination du grand public. Le spot radio est un moyen puissant de communication auprès des populations les plus vulnérables parce que les plus isolées et parfois analphabètes.

Ces spots ont été rédigés en créole puis enregistrés dans les studios de notre partenaire Im@gine FM à Corail et durent une à deux minutes. Les messages sont précédés d’une petite musique qui annonce la rubrique santé et attire l’attention de l’auditeur. Ils sont conçus de façon simple, précise et en créole. Les messages clés sont répétés tout en présentant un élément nouveau à chaque spot. Cliquez ici pour écouter un des spots.

Pour les non bilingues créoles, voici une traduction. Mais il faut bien garder à l’esprit que ces messages ont été écrit en créoles et sont adaptés au langage créole et à la façon de parler des haïtien.

L’eau transparente n’est pas nécessairement l’eau potable. Il ne faut pas boire n’importe quelle eau. Notre corps a besoin d’eau pour être en bonne santé. On ne peut pas voir les microbes, mais ils sont partout. Certains contaminent l’eau qui peut nous transmettre des maladies telles que la diarrhée, le choléra ou la typhoïde. C’est pourquoi, il faut prendre beaucoup de précautions avec l’eau. Il y a deux façons de se procurer de la bonne eau : on peut acheter l’eau traitée dans une boutique ou on peut la préparer soi-même. Quoiqu’il en soit, il faut toujours conserver l’eau dans un récipient propre.

Juin 2012 - Merci aux courreurs des 20 km de Bruxelles !

19 courreurs ont participé aux 20 km de Bruxelles avec l'équipe "I run for PAD". De beaux efforts sportifs, une ambiance ultra motivante et surtout un magnifique résultat : 3879 € récoltés ! Bravo et merci à eux !

Sept. 2011 - Stage-volontariat en Haïti

PAD propose un stage /volontariat pour une durée de 3 à 6 mois en Haïti, pour un projet de projet de sensibilisation à l’hygiène et à la santé en milieu rural. Démarrage : décembre 2011/janvier 2012.

 

Mai 2011 - Mission de Benoît Michaux en Haïti

Un peu plus d’un an après le séisme, Benoit a mené une mission en Haïti, notamment pour rencontrer nos futurs partenaires et affiner l’identification des besoins pour le projet.
Le but final étant d’évaluer la pertinence d’une intervention future et d’identifier une zone d’intervention conformément à notre stratégie.

De retour en Haïti, il est important de passer au-delà de l’idée du désastre et pourtant c’est au-delà que cela se passe. Plus d’un an après, les cicatrices sont toujours présentes.

Bien qu’encore debout, l’aéroport n’est plus utilisable, un hangar sert depuis plus d’une année de hall d’arrivée. Les hôtels ont été particulièrement touchés ; seuls quelques-uns sont encore debout, une incidence sur les prix des nuitées… Bref la reconstruction tarde. Les choix politiques n’ont pas été pris, par incertitude ou par enjeux… Derrière les tentes et abris « temporaires », la population se relève. « Une année de survie, de deuil, nous pensons maintenant à vivre », la perspective des élections aide à envisager l’avenir. Les haïtiens sont revenus vivre dans leur capitale, trop petite, peu de réfugiés sont restés dans les campagnes. L’activité a repris, commerce, échange, le nerf de la nation a repris pied à Port au Prince. La perspective d’une relance économique ou plus fréquemment de l’appât de distribution d’ONG d’urgence…
L’activité a repris, Port-au-Prince n’est pas encore sûre mais l’a-t-elle été ? Je ne me suis pas senti en insécurité (moins qu’avant le séisme), une impression peut-être, relayée par l’espoir qui se murmure dans les rencontres. Le temps aidera à recréer le confort.
Ayant attendu l’hypothétique intervention de l’état pour la reconstruction, les propriétaires démarrent les reconstructions de leurs bâtiments petit à petit, biens après biens (les propriétés appartiennent à une minorité qui ne peuvent investir de tous les côtés). Du côté des bâtiments publics, la reconstruction prend plus de temps, une carence de pragmatisme des institutions internationales ou l’attente de confirmation ou changement politique en Haïti. Quoiqu’il en soit, le service administratif est effectif, relogé dans des bâtiments réaffectés, le personnel n’ayant pas encore réussi à remplacer ceux des-leurs qui ont péri le 12 janvier 2010.

Un autre cliché à effacer : cette concurrence entres ONG. Il existe en effet une activité humanitaire importante dans la capitale, ses alentours et les grandes villes haïtiennes. On ne parle plus des 10 000 ONG le chiffre n’est plus d’actualité, une partie n’est pas effective, une autre partie a déjà quitté le pays. Une troisième partie s’organise, se fédère et se coordonne. On peut bien entendu émettre des critiques, mais lors de mes contacts, les portes se sont fréquemment ouvertes, les informations ont été échangées, l’accès aux plateformes/ clusters possibles, il faut faire le premier pas.

Dans les Nippes, plusieurs opérateurs (principalement des ONG de post-urgence) se sont implantés, et bien que la lutte contre le choléra soit une priorité annoncée par le gouvernement haïtien, certains de ces acteurs travaillerons à l’avenir sur l’hygiène, l’assainissement et l’approvisionnement en eau. Lors de ma venue, les contacts avec les responsables du département sanitaire n’ont pas été constructifs. Le directeur sanitaire en titre filtrant les informations et les contacts avec les acteurs de terrains.
Il reste cependant des besoins plus important et une pertinence d’intervention sur la zone frontière avec la Grand’Anse. Ces besoins devront encore être analysés.
Dans la Grand’Anse, les portes sont vraiment ouvertes, les contacts fructueux, plusieurs leviers sont présent au niveau des administrations communales. Une combinaison propice à l’intervention, peu d’acteurs, (les ONG se concentrent sur une zone de 5-10 km autour de Jérémie) et de besoins importants dans toute la zone. Ce département est relativement séparé de l’effervescence de la capitale. Bien que l’isolement de Jérémie se réduise (la piste entre Camp Perrin et Jérémie) est en rénovation, les petites villes (Pestel, Corail, Trou Bonbon, Abricot) restent isolées, les pistes sont particulièrement dégradées, ce qui explique partiellement le peu d’intervention des acteurs de développement.

Les besoins les plus importants de la zone sont l’accès à l’hygiène, l’eau, l’éducation et le développement économique. En ce qui concerne l’eau : Dans les mornes (montagnes) les femmes et enfants passent en moyenne 4 h par jour (jusque 8 h pour certains villages) pour aller chercher de l’eau. Les caractéristiques géologiques (zones karstiques) rendent les solutions classiques plus compliquées. Des solutions sont envisageables, mais il faut vraiment les évaluer et combiner les solutions. Ce seront des solutions très techniques mais faisables. Au niveau de l’hygiène et de l’assainissement, il faudra également être actif dans les petites villes. Les campagnes menées pour la lutte contre le choléra ont un premier impact sur les comportements, il sera nécessaire de continuer cette sensibilisation et d’envisager ou de renforcer l’approche préventive (solutions d’assainissement, modification des comportements, …). Au niveau de l’éducation, aucun soutien n’est donné aux initiatives rurales. Elles sont nombreuses mais réalisées dans un tel dénuement que la qualité et la continuité en sont absentes (absence de structures, de matériel, de méthode pédagogique…). Des instituteurs bénévoles (ils ne reçoivent comme compensation que la nourriture donnée par les villageois) s’investissent face à une demande bien présente (les classes de 40 à 50 enfants).

Cette mission a donc confirmé toute la pertinence de l’action que PAD prépare en Haïti. Les besoins en approvisionnement en eau, hygiène et assainissement dans la Grand’Anse sont énormes, que ce soit en ville, dans les mornes ou au niveau des écoles. Notre action devra couvrir tous ces aspects et le projet comportera donc différents volets afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque milieu.

Benoît

 

 
 
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